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Les rythmiques blues : les bases (partie 3)
Pour finir cette série consacrée aux rythmiques blues, nous allons faire connaissance avec la famille des rythmiques avec liaisons mélodiques, troisième et dernière grande catégorie des rythmiques du style. Les rythmiques avec liaisons mélodiques peuvent être obtenues indifféremment à partir des formules en riffs ou en accords. Dans chaque cas, il est possible de ponctuer le discours de plans qui interviendront souvent en fin de mesure ou en fin de cycle. On obtient alors une nouvelle famille qui est celle des rythmiques avec liaisons mélodiques. Les liaisons mélodiques peuvent être de courtes phrases de 2 à 5 notes situées en fin de mesure. Le compositeur les place où il le désire, mais son choix est généralement fonction du chant puisque les liaisons sont souvent des réponses à ce dernier.
Les liaisons mélodiques sont parfois plus longues et peuvent durer 1 à 2 mesures, notamment dans les blues lents. Ce sont toujours des réponses au chant et dans le cas du blues instrumental, le musicien établit alors un dialogue avec lui-même : il pose la question avec un riff ou un accord et répond avec une liaison mélodique. On retrouve ainsi le système questions-réponses. En groupe, le dialogue peut s’établir entre plusieurs instruments, et dans tous les cas de figures les liaisons sont composées sur les gammes pentatoniques ou sur la gamme de blues de la tonalité. Dans l’exemple choisi qui illustre le style de Robert Cray, on commence sur une rythmique en accords et les premières liaisons sont construites à partir des renversements d’accords puisque l’on maintient le barré en case 4 à l’aide de l’index. On joue donc les liaisons à partir d’un B/F#. Dans la deuxième partie, les liaisons mélodiques sont plus longues. On retrouve la gamme de Si pentatonique m agrémentée des blues notes n° 2 et 3. Ce blues n’est pas si évident si l’on veut jouer avec le légato indispensable. Il faut particulièrement travailler les enchainements entre la fin d’une liaison mélodique et un accord. On anticipera légèrement l’accord au moment au moment de la transition, pour tomber pile sur le temps et obtenir le meilleur son possible en main gauche.

JJ Rébillard

 
exemple