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RIFF DE JUILLET
Le riff du mois

Ce mois-ci, le jazz est présenté avec ses harmonies subtiles. Ce style américain a surtout été mis en avant par les instruments à vent et le piano, les guitaristes étant arrivés plus tard, au début des années 1930. Le banjo avait toutefois ouvert la voie. Le rôle du guitariste était surtout rythmique à l’image de Freddie Green et les premiers solistes avaient le droit à des interventions courtes quand l’orchestre se taisait, le temps de quelques mesures. Lonnie Johnson s’est illustré à cet exercice et comme beaucoup d’autres, il venait du blues. L’amplification a résolu le problème puissance au sein du groupe et à l’heure actuelle, le son reste clair ou très peu saturé, à l’image de Pat Metheny ou Mike Stern.



Riff 1 : nous avons ici un riff dont chaque phrase est dépendante de chaque accord, sous forme d’arpège. Le point de départ est la septième majeure, puis on joue ensuite la neuvième, en passant par la quinte et la tierce pour finir sur la fondamentale de EM9. Ensuite, nous sommes en La myxolydien pour finir sur la tierce majeure de D9 (Fa#), par le moyen d’une gamme brisée.


Riff 2 : cette phrase très simple est dans la même optique, toujours calquée sur les accords. Il s’agit de trois mélodies où les toniques et le septième degré se succèdent sur le EM9 et le A7add13. Vous noterez la dissonance sur le A7add13 qui a une septième mineure et j’ai employé sans problème la septième majeure. Quant au D9, on remarque l’enchainement de la quarte et la tierce.


Riff 3 : les riffs en accords sont courants en jazz. J’ai utilisé d’autres formes d’accords, pour créer un contraste harmonique et rythmique avec l’accompagnement de base (un EM7 suivi d’un E renversé par la tierce, un A7 renversé par la tierce et un D9 renversé par la septième, en évitant les quintes). Pour ces riffs, le rythme est ternaire comme il est d’usage en jazz.


 
RIFF 1




RIFF 2




RIFF 3