Rythmiques reggae : les bases (partie 2) Le contretemps en croches est la cellule rythmique la plus courante en reggae mais il existe d’autres formules complémentaires qui sont également fréquentes et se mélangent souvent aux formules de base. Le reggae peut être binaire ou ternaire et il importe de connaitre les plans shuffle que l’on retrouve dans bien des morceaux, comme le légendaire Is This Love de Bob Marley ou le non moins célèbre Soldiers de Steel Pulse.
Exemple 1 : motifs à base de 2 double croches. C’est un dérivé de la formule en croches. Chaque croche est remplacée par deux doubles croches qui sont exécutées à l’aide d’un aller-retour. Ces motifs sont très courants en reggae. Lorsque l’on soulève légèrement les doigts de la main gauche après chaque double croche, on redonne du tranchant au son et on obtient un effet caractéristique (le heavy muting main gauche). Une technique plutôt difficile à réaliser puisqu’il s’agit d’introduire un silence équivalent à 1/8ème de temps... Travaillez d’abord à très basse vitesse. Sur le mp3, les double croches sont jouées normalement pendant deux mesures et on peut ensuite entendre le heavy muting.
Exemple 2 : mélanges de formules et adjonction des dead notes. Cet exemple est un mélange des formules précédentes, auxquelles on a ajouté des dead notes. On les utilise fréquemment en reggae dans le but d’obtenir un son plus percussif. Pour jouer une dead note, il suffit d’attaquer normalement en main droite tout en relâchant la pression des doigts de la main gauche. Le son doit devenir percussif, mais il ne s’agit pas de déclencher une harmonique. La pression ne doit donc pas être trop relachée. Notez que les dead notes ne seront pas utilisées en permanence. En reggae, chacun est à sa place et ne brouille pas le jeu des autres musiciens. Les dead notes sont assez fréquentes dans les riffs, les rythmiques shuffle et plus généralement en reggae funk.
Exemple 3 : le reggae shuffle. On retrouve ici le swing du blues. Notez que l’on peut faire subir aux croches ternaires le même traitement que l’on a déjà infligé aux double croches dans l’exemple 1. Il s’agit simplement de briser le son après chaque croche en soulevant légèrement les doigts. Sur le mp3, on entend successivement les croches ternaires sans muting puis avec muting.
JJ REBILLARD
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